Théories de l’apprentissage : panorama
Comment notre cerveau parvient-il à assimiler de nouvelles compétences ? Entre héritage historique et innovation pédagogique, comprendre le traitement de l’information est devenu un enjeu majeur. De la psychologie comportementale à la neuroscience dans la formation, découvrez les mécanismes qui favorisent l’acquisition de connaissances et les meilleures stratégies pour mieux apprendre.
1- Le béhaviorisme : l'apprentissage par le stimulus
Le behaviorisme constitue un courant majeur en psychologie de l’apprentissage, fondé par John B. Watson (1913) et développé par B.F. Skinner (1938). Cette approche considère l’apprentissage comme un processus observable de modification du comportement par conditionnement. Selon les théoriciens behavioristes, l’acquisition de connaissances résulte de l’association entre stimuli et réponses, renforcée par des mécanismes de récompense et de punition.
Cette méthode d’enseignement privilégie la répétition, les exercices pratiques et le feedback immédiat pour optimiser la rétention d’information et la progression pédagogique. L’évaluation des acquis s’effectue à travers des tests standardisés mesurant les compétences observables et les performances quantifiables. Le renforcement positif joue un rôle central dans la motivation des apprenants.
Bien que critiqué pour sa vision mécaniste, le behaviorisme a profondément influencé les stratégies d’enseignement modernes, notamment en formation professionnelle. Les concepts de conditionnement opérant restent pertinents pour comprendre les processus de mémorisation et d’automatisation des savoir-faire.
2. Le cognitivisme : comprendre le traitement de l'information
Avec Miller & Bruner (1956), apparait la psychologie cognitive et l’étude des processus humains.
Le cognitivisme marque ici une rupture avec le conditionnement simple. Apprendre ne se limite plus à un réflexe, mais devient un processus nécessitant un traitement de l’information complexe. La mémoire possède une structure propre, qui implique l’organisation de l’information et le recours à des stratégies pour gérer cette organisation (Crozat, 2002).
Ici, le cerveau est assimilé à un ordinateur qui organise et stocke les données. La mémorisation devient centrale : la connaissance n’est considérée comme acquise que si l’apprenant sait mobiliser ses compétences pour résoudre un problème. Le formateur adopte alors un rôle de guide, proposant des stratégies pour mieux apprendre en favorisant l’interaction et la mise en œuvre concrète.
3. Le constructivisme et l'apport des neurosciences modernes
Le constructivisme rappelle que chaque individu construit sa propre réalité à travers ses expériences passées.
Pour Piaget (1975), l’individu intègre les nouvelles connaissances dans un corpus existant (l’intégration) et adapte ses savoirs selon les variations externes qu’il ne parvient pas à assimiler (l’adaptation).
Selon Doolittle (1999), certaines conditions sont nécessaires pour une pédagogie constructiviste :
1- Présenter aux apprenants des situations d’apprentissage les plus proches de celles rencontrées dans la vie courante
2- Donner le sens des apprentissages (mise en contexte)
3- Evaluer les apprentissages de façon très régulière
4- Revoir les contenus et présenter selon différentes perspectives
5- Favoriser les échanges entre pairs (feedback)
6- Permettre à chacun d’être responsable de ses apprentissages
Le digital parait être adapté à cette approche puisqu’il permet à chacun de se former selon son rythme et en autonomie (apprentissage asynchrone). Il peut également favoriser l’apprentissage au sein d’une communauté de pairs.
Aujourd’hui, l’intégration de la neuroscience dans la formation permet d’aller plus loin en décryptant les fondements biologiques de ces expériences. Cette approche scientifique permet de créer une formation enrichie axée sur :
- Le mécanisme de l’attention : Sans une bonne gestion de l’attention, l’information ne peut être encodée efficacement par le cerveau.
- L’évaluation formative : Contrairement à un examen final, l’évaluation formative intervient tout au long du parcours pour valider les étapes du traitement de l’information.
4. La micro-formation : l'alliée de l'ancrage mémorieljoutez votre titre ici
Dans une démarche d’innovation pédagogique, la micro-formation s’impose comme une solution idéale pour respecter le fonctionnement cérébral.
- Gestion de l’attention : En fractionnant les contenus, on évite la saturation et on optimise chaque mécanisme de l’attention.
- Efficacité de la mémorisation : La brièveté des modules favorise la répétition espacée, l’une des stratégies pour mieux apprendre les plus efficaces selon les neurosciences.
- Validation continue : Chaque étape permet une évaluation des acquis rapide, renforçant la confiance de l’apprenant dans son parcours.
Conclusion
Chez Chaptr, nous proposons des parcours de micro-formation digitale qui permettent des mises en situation ludiques et efficaces grâce à des formats variés, comme la vidéo, le podcast, les quiz, etc.
Chaque jour, les apprenants reçoivent un contenu d’une quinzaine de minutes maximum et ce séquençage de l’information permet une meilleure rétention mémorielle tout en se glissant parfaitement dans des emplois du temps chargés !